20 novembre 2016

#18 – Les plus du dimanche : Mais au fait, l’urbanisme c’est quoi ?

urbanisme

Depuis la création de mon blog, je ne vous ai jamais défini très précisément le mot « urbanisme ». Ce mot, récemment arrivé en France a une signification encore floue. Sur le net, il reprend deux champs : un disciplinaire et un autre professionnel. Ils sont tous les deux accès autour de l’urbanisation et l’organisation urbaine. Mais malheureusement, la question tourne un petit peu en boucle, car l’urbanisation est la transformation du monde urbain (villes).

Afin de mieux comprendre ce vaste domaine, j’ai choisi de rencontrer deux urbanistes.
C’est alors que je me suis rendu compte que le mot « urbanisme » n’est pas encore bien défini en France. De même que le métier d’urbaniste, est encore peu renommé en hexagone.

Ci-dessous quelques extraits de mes interviews :

Q1 – Qu’est-ce que l’urbanisme ?
Cela signifie, d’après les deux urbanistes, « fabriquer la ville ». C’est une réflexion autour de son organisation. Urbanisme allie à la fois la stratégie du territoire et la théorie, et permettre ainsi de créer une ville nouvelle et des pôles urbains. C’est un développement urbain qui demande de nombreuses connaissances. En effet, un urbaniste doit savoir quoi construire, où et pourquoi dans un secteur bien précis.

Q2 – Être urbaniste, c’est une spécialisation ou un métier ?
Bien qu’il n’existe pas encore de corporation (comme pour les avocats, par exemple), les urbanistes ont suivi une formation qualifiante qui n’est pas une simple option. Très pratiqué en Angleterre et au Canada, ce métier reste peu connu en France et est souvent associé aux métiers d’ingénieur et d’architectes. Seulement, les urbanistes ont une vision « grande échelle » des projets, ils doivent savoir anticiper, s’organiser et travailler avec de nombreux acteurs. Être urbaniste requiert de nombreuses compétences transversales comme l’urbanisme, le marketing urbain (savoir élaborer la stratégie d’une ville), l’économie, la gestion des services (transports, énergie,…), etc.

Q3 – Comment le numérique s’inscrit selon vous dans le monde urbain ?
Le numérique est partout désormais, aussi bien dans les affichages extérieurs, que dans les stratégies de communication et de marketing.
Exemple de mobiliers urbain : Les affiches JCDecaux, qui se sont intégrées aux arrêts de bus pour proposer à la fois des informations en Temps Réel sur les transports, et des affichages dynamiques.
Exemple de communication et de marketing urbain : Le Grand Paris. Une ville, un logo, un slogan, une stratégie de mise en valeur (jeune et dynamique). Pour ce type de projet, les villes font des appels d’offre où beaucoup d’acteurs, dont les agences de communication, sont sollicitées.

De plus, les pratiques numériques, comme l’expérience utilisateurs, sont similaires dans le métier d’urbaniste. En effet, il existe une spécialisation nommée « Concertation et participation habitante » qui nécessite d’impliquer les habitants au projet. Les citoyens font partie intégrante d’une ville ou d’un quartier. Il est donc obligatoire d’entendre leur avis, de les sensibiliser à l’avenir de leur monde urbain, de les impliquer et de comprendre la réalité de leur quotidien. C’est le métier de certains urbanistes. Ils doivent créer des liens entre les habitants, savoir organiser leurs transports, leur « parcours utilisateur », afin de répondre au mieux à leur besoin.
Pour connaitre leurs attentes, de nombreux logiciels numériques sont créés. Ils permettent de stimuler les personnes impactées par le projet et de rendre le processus d’urbanisation complet. C’est ce qu’on appelle du Design Civique : savoir imaginer un process pour permettre de fédérer des personnes d’un même territoire (passants, habitants, commerçants, etc.). Les faire participer et fédérer au projet ainsi que leur soumettre une impulsion, une envie d’être acteur de leur ville.

Image : Daily Geek Show.

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer